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Écrit par Macab le Lundi, 28 Septembre 2009 13:04   

Pour cette première interview du site web weride.ch, j’avais en tête d’allé interviewer le rider le plus représentatif de l’esprit « freeski romand », celui qui l’a vu grandir et évolué depuis tout jeune jusqu'à aujourd’hui. Il était là au début du freeski, l’a suivi, a évolué avec pour passer successivement d’une marque à l’autre au fil de la progression fulgurante qu’a connu cette discipline depuis les années 2000. Je vous présente donc, pour ceux qui ne le connaitraient pas, Raphael Aubry, aka Papy.

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Photo: Christophe Racat

WeRide : Bonjour Papy !

Raph : [avec un bon accent suisse] Salut !

We : Alors dis-nous tout sur toi…

Raph : Ben pas facile de parler de toi comme ca. Tout jeune j’étais mordu de ski grâce a mes parents qui mon promener de gauche à droite pour les compétitions de ski alpin quand j’ai commencé. Jusqu'à l’âge de 15 ans où malheureusement enfin heureusement devrais-je dire je faisais aussi du roller car mon papa était hockeyeur et j’adorai faire du inline hockey, mais je ne pouvais pas en faire l’hiver a coté du ski, donc je le faisais l’été. Mais je faisais aussi du agressive inline, dont mes débuts en 1994 (premier contest lors de l’international roller contest). Bref, en 1995 je me suis cassé la jambe, et j’ai décidé d’arrêter le ski alpin, c’était une décision très dure puisque je devais passer en junior. Cette blessure m’a ruiné tout un hiver, et l’hiver suivant je me suis mis à faire du ski « spécial » comme on disait avant. Je me faisais taper par les snowboarders quand j’allais dans leur snowpark pour tenter les tricks que je passais en roller.

Les débuts du freeski

C’était pendant la saison 1996-97 ; au tout début personne ne se connaissais et tu voyais dans un magazine un gars, pis tu te dis « putain y a des mecs qui font ça aussi » pis c’est Candide Thovex avec son sac-à-dos qui fait un 360° Flatspin. Et ca c’était le début. Je pense qu’il devait y avoir beaucoup de petits groupes comme ça en France, aux USA, et dans les pays scandinaves qui s’entrainait et c’était hyper dur de s’améliorer. Ce qui fait que le progrès était vraiment lent jusqu'à l’explosion du freeski en 2000-2001 où on commençait a se faire connaitre et à faire reconnaitre ce sport par le grand public. C’était aussi à ce moment que les grandes marques comme Salomon et que les premiers riders suisse ont éclos comme Phil Meyer, les frangins Falquet et bien sûr Mickael Deschenaux. On était tout un petit comité à s’entrainer et se retrouver sur les glaciers.

We : Et en 2000, tu commences les contests…

Raph : Bah oui, en 2000 j’ai commencé à faire des compétitions, d’abord en suisse allemande car pour les suisses romand qui croyais que tout se passait chez eux ; ben jusqu’en 2004 le plus gros des compétions se déroulait en Suisse Allemande. Soit en ville où ils aménageaient des petits contest et démo, l’époque des Bluewin Fly Session.

We : Je me souviens d’une démo à Genève sur les quais…

Raph : Exact, j’y étais. Enfin on était 3 rider, Tom Rieder en faisait partie. C’était une compète snowboard avec une démo ski Freestyle. C’était à la fin 2000 ou début 2001, il faisait hyper-froid.

We : …et ensuite, l’heure de gloire, le freestyle.ch !

Raph : Waow ! Bah ouais, tu m’en parle j’en ai presque des frissons. Ce qui est beau avec ce sport, c’est que c’est une passion avant tout mais aussi et surtout un sport parce que tu dois quand même t’entrainer parce que j’ai cette mentalité là de s’entrainer pour progresser mais avant tout pour ne pas se blesser. En même temps, quand tu dis que tu va t’entrainer t’y vas pour toi, pour faire du pipe, faire des sauts et t’entrainer avec tes potes pis c’est juste génial. Ce n’est pas comme si t’avais un coach qui te criait dessus. C’est ça qui est magnifique.

Eh bah oui, en 2003 c’était ma journée, c’était un truc énorme à vivre, car en plus je bossais a coté ; j’ai jamais arrêté de travailler pour le ski car j’avais déjà 24ans en 2003 (ndlr : Né en 1979) et j’étais déjà le mec le plus vieux a rider le freestyle.ch avec des gars comme Jon Olsson que j’avais pu connaitre en fin 2002 à Saas-Fee parce qu’on avait prit part au premier Rip-Curl Freeski Event ou j’ai eu la chance de participer, et a l’époque y avait pas de sélection, c’était vraiment sur invitation. Et j’avais cette chance d’être sponsorisé par Rip Curl Suisse et Salomon et dans ce milieu les sponsors qui ont de l’argent ont une certaine puissance pour faire rentrer leur rider dans ce genre d’événement. Il fallait en plus un peu de talent et un peu de chance pour passer sur ces invitations. Pis en 2003 chez Salomon, y avait Candide qui s’était blessé (il s’était fait le genou), et du coup il y avait une place de libre pour le freestyle.ch. Sur les 17 riders de la liste j’ai eu la chance de prendre part au départ. C’est clair que c’est quelque chose quand tu regarde tout l’hiver les vidéos à la Crevasse (ndlr : à Champéry) pis tu matte les rider comme Jon Olsson ou Tanner Hall ; pis tu te dis aujourd’hui je suis à coté d’eux. Genre boum le coup de massue. D’ailleurs je m’étais tapé la tête en voulant aller prendre un petit croissant au jambon à la boulangerie, je n’ai pas vu que y avait une vitre devant, le matin juste avant le meeting. T’arrive au meeting a dix-heures et demie, la boule au ventre énorme, tu t’assoies avec les autres riders et devant moi je savais qui c’était. C’était CR Johnson et Tanner Hall qui était assis l’un à coté de l’autre, J’arrive en face, pis tu leur dis : « Salut moi c’est Raphael » pis le mec te répond : « moi c’est tanner », je lui dis a mon tour, « nan nan, je sais, pas besoin de me dire qui t’es ». Donc oui, forte émotion.

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We : Et coté compétition, le freestyle.ch ca donne quoi ?

Raph : Quand t’es haut, et que t’as que 3 sauts d’échauffement tu te dis « qu’est-ce que je fais là, je ne serais pas à la hauteur », ben la, t’as toute la pression qui s’en va. Dans ton saut t’en a plus rien à foutre que ton saut ca va pas le faire, ben ca te libère et ca m’avait libérer. Quand tu plaques ton premier tricks dans la compétition que tu te retrouve en haut et t’as environ 30 000 personnes  en bas (quand c’était encore gratuit) pis ils disaient « Suisse », y avais aussi Mick Deschenaux qui était là avec moi, enfin tout ces gens qui criaient, ca porte, et tu l’entends vraiment bien depuis le haut de la plateforme. Y a rien à dire, c’est sensation énorme ! Pis ca a été j’ai plaqué mes tricks. C’est tout. Et la sympathie de ces pros qui t’aide sans te connaitre. Quand Jon Olsson te fait une tape dans le dos qu’il te fait « vas-y, ce soir c’est le Crossover » on était les 8 qualifiés du samedi à rider la crossover et c’était les 3 meilleurs qui bataillait pour élire le meilleur « crossover.champion » dans les 3 disciplines, pis Jon Olsson qui te tape a l’épaule et te fais « vas-y t’as bien ridé c’est ton public, va rider… » pis voilà. Gros souvenirs en tout cas.

Raph l'explique lui-même...

We : Et après, qu’est devenu Papy ?

Raph : Ben après j’ai eu beaucoup de proposition, mais avec ce sport faut faire attention a ce qu’on te dit, car t’es très vite star d’un soir et les marques ne tiennent pas tout le temps leur paroles. Donc le lundi suivant le freestyle.ch je suis retourné bosser comme si de rien n’était alors que les autres rider me demandait de venir faire des photos avec eux a Saas-Fee. Mais eux ne connaissait pas tous, ce que c’était de travailler. Ils sont nombreux dans les pros à pouvoir en vivre, mais c’est clair que si j’avais eu 17-18 ans j’aurais très certainement ridé pendant 2-3 ans sans rien faire a coté. Donc après ce freestyle.ch j’étais super-boosté pour la saison 2003-04, ou j’ai fais pas mal de compète en Suisse, France, et Autriche sauf que quand tu vas sur ces conteste t’as une certaine pression dû à ton résultat précédent. A l’Engadin Snow par exemple, une de mes plus grosse compète en janvier 2004 j’avais comme l’impression que des gens me regardaient bizarrement du fait que j’avais ridé le freestyle.ch. Et du coup les autres riders s’attendent aussi à un certain niveau. Ca te met une pression supplémentaire et parfois ça marche et parfois ça ne marche pas. Mais quand je me rends sur un event ce n’est pas seulement pour l’esprit de compétition. C’est également pour y rencontrer des gens, rider pour le plaisir, et surtout bien représenter mes sponsors. Quand je fais un mauvais résultat ce n’est pas grave. Je me prends pas la tête pour ca, certes je suis déçu, mais le weekend suivant c’est oublié. Ca reste une passion, et je ne suis pas obliger de le faire. Si je ne veux pas je n’y vais pas.

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Photo: Christophe Racat

J’ai rejoins K2 en 1995 car à l’époque j’étais sponsorisé en Inline Skate, j’y suis resté jusqu’en 2002 ou j’ai fait champion Suisse de Pipe. Et ce genre de résultat c’est important pour les marques en suisse. C’était donc naturel que Salomon m’appelle tout de suite après ce résultat et je les ai rejoins après ces 7 années passée avec K2. J’ai vécu plein de bonne choses avec Salomon car c’était la période fleurissante du freestyle et ils avaient un budget assez conséquent pour l’époque donc ils faisaient beaucoup de show et de démo, ils n’hésitaient pas sur le budget pour payer des hôtels totalement abusé à 400 CHF la chambre pour 2 personnes ;). En 2004 j’ai eu la possibilité d’allé chez Fischer qui organisait leur team et j’avais rencontré a l’Engadin Snow mon pote Martin Misof ainsi que le Team Manager de Fischer qui voulait me proposer un contrat pour leur team parce que je ridais sur le coté « Français » de la Suisse et il avait besoin d’un rider pour le Team International. J’étais là ; pensif, wow. C’était quelque chose… J’avais 24-25ans, ça faisait 5 ans que je bossais, est-ce que j’arrête tout pour rider 1-2 années et vivre de ma passion ? Mais de l’autre coté, y avait aussi 4FRNT à travers la maison DAC Sports qui voulait un ambassadeur de la marque car la maison DAC Sports n’avait pas un représentant pour le ski et ils ne connaissaient pas trop le milieu du ski.

We : Un choix ambigu donc ?

Raph : C’est clair que le contrat n’était pas le même. D’un coté rider team inter pour Fischer avec des paires de skis illimités, bagageries illimitées tout ce que je voulais et des budgets pour les voyages et tout par contre ça ne te permet pas de vivre, et de l’autre coté j’avais ce contrat DAC sports, avec un budget limité et des paires de skis limitées… Et j’ai choisis 4FRNT-DAC Sport. C’est peut-être cette mentalité suisse d’être trop prudent et de ne pas oser se lancer quoi. Je ne regrette pas mon choix parce que j’ai pu les aider, et ils ont pu m’aider. On a passé de très bons moments ensemble et ça dure, et j’espère que ça va encore durer.

We : Des regrets de ton choix ?

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Photo: Mick Cordey - atmostfear.ch

Raph : C’est clair qu’on saura jamais ce qui ce serait arriver si j’avais pris l’option Fischer. J’aurais pu rider à plein temps pendant 2 ans. Par contre aujourd’hui, Fischer n’a plus beaucoup d’argent à mettre dans le team et pas mal de riders comme Martin Misof et d’autres, sont partis. Ils auraient pu me permettre de voyager grâce au ski pendant 2 ans à fond, moi qui n’ai pas souvent eu la possibilité de voyager. Dans la vie tu ne peux pas tout faire ; tu ne peux pas voyager, faire des contests, t’entrainer, rider avec tes potes, prendre part à des shootings photos, et bosser a coté de tout ca. Donc j’ai fais une croix sur l’option voyage de Fischer. Mais parfois je me demande ce qui serait advenu si j’avais rejoins Fischer, mais cela sans aucun regret par rapport à mon choix. Avec 4FRNT j’ai pu voir l’évolution des skis entres les premiers models, et ceux actuel, de la fabrication des models test aux produits finis. C’est cool d’avoir été impliqué, même d’une toute petite manière dans cette évolution.

We : Et coté ski ça donnait quoi pendant cette période ?

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Photo: Mick Cordey - atmostfear.ch

Raph : Niveau ski pour moi jusqu’en 2006 j’étais à fond dans ma passion, et je participais à tout les événements que j’avais l’habitude de faire avant (compète ou démo). Mais j’ai commencé à moins m’entrainer depuis 2007-2008 pour le freestyle et me suis plus orienté vers le freeride en faisant quelques événements ici et là au niveau national et des manches qualificatives pour le World Tour, mais sans trop aimer l’état d’esprit dans ce genre de gros event de qualification. Ce n’est pas comme en Freestyle. C’est un spirit différent. Je ne sais pas si je vais refaire les étapes qualificatives l’année prochaine. Y a beaucoup de casse-cou dans freeride et le danger n’est pas le même. En freestyle tu peux te permettre d’être une tête-brulée, mais en Freeride c’est tout autres. Il faut être réfléchi et avoir de l’expérience. Aujourd’hui  il y a beaucoup de jeunes qui ont du niveau en freestyle, mais il y en a peu qui sorte et qui ont des sponsors et du coup y en a beaucoup qui sont lassé du freestyle et qui se mettent au freeride sans passer par cette case freestyle justement. Ils ont entre 17 et 18 ans, peu d’expérience de la montagne et ce n’est pas à cet âge là que tu peux évaluer le danger et les risques que tu prends. Sur un big air tu le pète la gueule ; tu te casse un bras ou une jambe ca fait mal, certes, mais tu recommence. En freeride si t’as pas évalué ton run avant. Si t’as pas regardé la réception d’une barre ou d’un rocher avant de sauter, que tu te broute et que tu te tape la tête sur un rocher, c’est fini.

Photo: Mick Cordey - atmostfear.ch

WR : C’est justement cette aspect la qui t’a amené à « coacher » des jeunes non ?

Raph : Oui, au début j’ai commencé le coaching avec Laurent Favre en 2003-04 lors des Stocked Camp qu’on faisait chaque année. Ca m’a tout de suite plu de pouvoir coacher des jeunes, et par la suite faire des journées de prévention freestyle dans les Portes-du-Soleil à Champéry-Les Crosets, une initiative organisée par les remontées mécaniques locale. Cela m’a permis de rencontrer des jeunes, de les aider à progresser et à réaliser les tricks qu’ils voyaient dans les vidéos. C’est comme ça que j’ai rencontré Laurent DeMartin qui n’était pas âgé de plus de 14ans à l’époque qui m’a impressionné de suite en ridant déjà tout en switch dans le brouillard et qui est actuellement l’un des top rider suisse. Etre coach me permet aussi de leur montrer les dangers et de les aider. Quand t’es seul en haut d’un départ ce n’est pas la même chose que si t’as un coach ou un pote qui est là pour te motiver et t’aider. C’est un échange entre le rider et le coach. Entre ce qu’il veut faire et comment il peut y arriver. C’est comme ça que j’ai rejoins le Verbier Freestyle Team ou je coach 3-4 rider. Il y avait des talents comme Alex Neurhor et Jacky Bruchez qui sont sortis de ce team étant un petit peu trop âgés qui ont eux participer a de grands événements. Je me souviens d’Alex qui était tout content quand j’allais vers lui, lui dire que son tricks était cool mais qu’il pouvait l’améliorer en changeant ceci ou cela, je l’aidais aussi a déstresser avant les départs. J’aurai bien aimé moi aussi avoir un coach qui m’aurait aidé… Mais je prends beaucoup de plaisir a monté faire ces journées coaching à Verbier. Il y en a une dizaine par année.

Raph Switch 5 par Mick Cordey

Photo: Mick Cordey - atmostfear.ch

WR : Eh bien merci papy de nous avoir décris ta « carrière » de rider.

Raph : Bah merci à vous les gars, c’est cool.

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